Revue Recherches Familiales

Revue scientifique interdisciplinaire avec comité de lecture publiant des articles portant sur des thématiques familiales. Périodicité annuelle.

Recherches familiales n 20
Expertise

Le numéro 20 de la revue «Recherches Familiales» de l’Unaf vient de paraître, intitulé «Recherches Familiales fête ses 20 ans : Regards interdisciplinaires sur la famille».

Directrice de la publication : Marie-Andrée BLANC
Rédacteur en chef : Gilles Séraphin
Secrétariat de publication : Françoise Ngo Bilong, Dorine Pinto
Adresse : « Recherches Familiales » – Unaf – 28, place Saint–Georges – 75008 Paris

Membres du comité de rédaction

Membres du comité de lecture

(Tous les membres du comité de rédaction sus–mentionnés sont aussi de facto membres du comité de lecture).

Benoît BASTARD (CNRS), Émilie BILAND-CURINIER (CSO de Sciences Po – F), Isabelle CSUPOR (HES-SO – F) , Séverine EUILLET (Université Paris Nanterre – F), Claire GANNE (Université Paris Nanterre – F), François HERAN (Collège de France – F), Katja HAUNREITER (HETSL– Suisse),  Mélanie JACQUOT (Université de Strasbourg – F), Guillaume KESSLER (Université de Savoie Mont Blanc- F)  Carl LACHARITÉ (Université de Trois-Rivières – CA), Didier LE GALL (Université de Caen – F), Claire METZ (Université de Strasbourg – F), Anne OUI (ONPE – F), Wilfried RAULT (Ined – F), Pierrine ROBIN (Université de Créteil – F), Anna RURKA (Université Paris Nanterre – F), Régine SCELLES (Université Paris Nanterre – F), Florent SCHEPENS (Université de Franche-Comté – F), Catherine SELLENET (Université de Nantes – F), Florence SPITZENSTETTER (Université de Strasbourg – F), Nathalie ST AMOUR (Université du Québec en Outaouais – CA), Anne UNTERREINER (Sciences Po – F).

Les membres du comité de rédaction de la revue Recherches Familiales ont l’immense tristesse de vous faire part du décès de leur collègue et amie la Pr Beate Collet, le 4 avril 2023. Membre de notre comité de rédaction, elle a su apporter à nos travaux ses compétences, sa rigueur, son enthousiasme, sa chaleur, son humour, sa bienveillance, sa générosité. Nous perdons une sociologue renommée spécialiste de la famille, une collègue et une amie. Nous présentons à sa famille, plus particulièrement à sa fille, à son fils et à son compagnon, nos plus sincères condoléances. 

Un hommage lui sera rendu lors de la parution de notre prochain numéro. 

Le comité de réaction

L’Unaf, par un apport financier et une mise à disposition de personnel, soutient la totalité de l’édition de la présente revue. Toutefois, conformément à son règlement intérieur, la présente revue est indépendante et répond à l’ensemble des critères d’une revue scientifique. Les articles n’engagent que leur auteur et la qualité scientifique est garantie par le comité de rédaction. Ils ne reflètent en aucune sorte les analyses et opinions de l’Unaf. Le comité de rédaction tient à renouveler ses remerciements à l’Unaf pour son soutien constant, sans lequel cette revue n’aurait pas vu le jour et n’aurait pu perdurer.

Base articles Recherches familiales 2023

Numéros parus Recherches Familiales

Recherches familiales n 20
Expertise

Le numéro 20 de la revue «Recherches Familiales» de l’Unaf vient de paraître, intitulé «Recherches Familiales fête ses 20 ans : Regards interdisciplinaires sur la famille».

Numéro 19 de la revue Recherches Familiales : Familles et professionnel.le.s
Expertise

Le numéro 19 de la revue Recherches Familiales de l’Unaf vient de paraître, intitulé «Familles et professionnel.le.s».

« Familles et rites » — « Enfant, enfance et discernement » Recherches familiales 2012 n° 9
Expertise

Par cette publication, notre revue réaffirme son caractère interdisciplinaire puisque ce numéro comprend des articles qui relèvent de disciplines différentes : psychologie, sociologie, droit et sciences de l’éducation.

Recherches familiales 17 : Enfants orphelins aujourd’hui en France
Expertise

Rendre visible la question sociale des orphelins est l’objectif de ce dossier composé de plusieurs éclairages portés sur ce que vivent les enfants, adolescents et jeunes adultes orphelins dans notre société française. Mais cela n’est pas chose aisée, car l’orphelinage est un sujet délicat à traiter : de nombreuses variables sont à prendre en compte, les données démographiques sont manquantes et les chercheurs doivent considérer la discrétion que réclame cette population hétérogène que constituent « les orphelins » de père, de mère ou des deux parents.

Recherches familiales n°16 : Famille et protection - Les femmes et les violences conjugales
Expertise

Dossier thématique I : « Famille et protection » Introduction : Famille et protection, Gilles Séraphin, Michel Messu Défaut de protection, désaffection et la psyché de l’enfant ? Ravages d’une invisible maltraitance, Armelle Hours Les travailleurs sociaux et le placement de l’enfant chez un proche, Bernadette Tillard, Sarah Mosca Soutenir les parents pour protéger l’enfant : les centres parentaux entre prévention, protection et accompagnement vers l’autonomie, Claire Ganne, Nathalie Thiery Le point (…)

Recherches familiales n°15 : Unions désunions
Expertise

Dossier thématique : « Unions-Désunions » Introduction : Unions-Désunions, Michel Messu, Gilles Séraphin. L’amour conjugal, ou parvenir à se réaliser dans le couple. Réflexions théoriques sur l’amour et typologie de couples, Emmanuelle Santelli. Les fiançailles au début du xxie siècle. Entre survivance et renouveau, Wilfried Rault. S’approprier les codes. Mise en scène et signification de la cérémonie du mariage pour les couples de même sexe, Gaëlle Meslay. Les effets perturbateurs du désamour sur (…)

Recherches familiales n°14 : Famille et argent
Expertise

Sommaire : Dossier thématique I : « Famille et argent » Introduction : Famille et argent, Caroline Henchoz, Gilles Séraphin Amour, famille et entreprise : la transmission du patrimoine au sein de l’entreprise familiale, Yvan Droz Transferts économiques, sentiments et obligations en familles précaires, Fabien Deshayes Endettement problématique des jeunes et solidarité familiale, Caroline Henchoz, Tristan Coste Dossier thématique II : « Mixités conjugales et familiales » Introduction : Mixités (…)

Recherches familiales n°13 : Familles et migration
Expertise

Thème d’actualité, il faut rappeler à quel point les migrations sont profondément liées aux modes de fonctionnement familiaux à la fois dans leurs causes (subvenir aux besoins des familles, protéger sa famille…), dans leurs modalités (rôle de la famille dans les itinéraires de migration) et dans leurs conséquences (impact des migrations sur le fonctionnement même des familles). Pour toutes ces raisons, la revue scientifique Recherches Familiales y consacre le dossier thématique de son nouveau numéro.

Appel à articles

Famille et numérique 

Recherches Familiales n° 22 (parution en janvier 2025).

20/11/2023

La recherche en sciences sociales sur les usages du numérique s’intéresse depuis le début des années 2000 à l’impact des technologies de l’information et de la communication sur les relations familiales, de couple et sur l’enfant, d’abord dans le monde anglophone et dans la recherche francophone, notamment en France et au Québec. Le développement simultané des réseaux sociaux et des téléphones intelligents au mitant des années 2000 généralisera une sociabilité dite des réseaux qui impactera les relations de couple mais aussi les relations parents-enfants dans leurs dimensions affectives et éducatives et les relations familiales intergénérationnelles créant une sorte d’ « entrelacement des pratiques de communication et de loisir »[1] dont la famille est un des terrains privilégiés. Les sociabilités adolescentes et les pratiques éducatives sont également durablement impactées par cette diffusion horizontale (entre les usagers) et verticale (de diffuseurs vers les usagers). En France, en 2022, l’enquête périodique du Crédoc[2] montre par exemple que 87 % des personnes possèdent désormais un smartphone (en augmentation constante) qui devient l’équipement numérique le plus plébiscité comme mode d’échange, d’information et de loisirs. Cette sociabilité numérique qui semble transcender les différences d’âge et de génération peut prendre des formes très variées, incluant les jeux en ligne, les communications des réseaux sociaux, les messageries instantanées, etc.

On devra donc s’interroger sur les contours et les modalités de cette sociabilité numérique dans et hors de l’espace familial pour les différentes générations concernées comme au sein du couple lui-même.

Outre des usages ludiques ou de loisirs, le numérique s’impose comme un mode de communication et d’échanges dont la famille n’est évidemment pas absente. Avec le numérique, c’est aussi la séparation entre le loisir et l’activité professionnelle qui se trouve remise en cause. Par exemple, l’intrusion du professionnel dans des temps et des espaces personnels familiaux s’est révélée comme un phénomène majeur avec le développement d’un télétravail essentiellement basé sur le numérique. L’ « entrelacement » de pratiques numériques a priori différenciées téléologiquement et le développement toujours croissant d’un usage du numérique dans nos activités peuvent conduire à réévaluer ou réexaminer le contenu et les formes des rapports familiaux (dans le couple, dans les relations parents-enfants, dans les formes de sociabilité des jeunes adultes, etc.).

Cela a été observé pendant les périodes de confinement dues au Covid, cela s’observe toujours quand des sites de soutien à la parentalité sont consultés par des parents inquiets ou « dépassés » ou lorsque les naissances ou les deuils sont ainsi annoncés à la parentèle et aux cercles amicaux. Plusieurs pistes peuvent donc être à ce titre évoquées, qui ne sont évidemment pas exhaustives.

Numérique et éducation

La réflexion consacrée au numérique éducatif occupe désormais une place non négligeable en sciences humaines, principalement autour d’une réflexion sur l’école et ses environnements numériques. La numérisation de la société affecte les rapports éducatifs et partant, a une influence directe ou indirecte sur la famille et sur l’enfant, parfois plus en capacité que ses parents de s’intégrer dans un environnement relativement nouveau. Paradoxalement paré de toutes les vertus ou chargé de tous les vices, le numérique dans l’éducation apparaît par exemple comme une solution pour modifier le regard porté sur l’autisme supposé être à l’origine de troubles du développement chez l’enfant et l’adolescent (hyperactivité., troubles de la concentration et dans la construction identitaire, perturbation des relations intrafamiliales…).

L’observation et l’analyse continues des sciences sociales s’imposent pour en saisir les effets réels et interpréter les lignes de changement constatées. Des travaux empiriques récents devraient en fournir la matière. Ce sont eux que nous souhaitons accueillir prioritairement.

Numérique et générations

On a très tôt observé l’adhésion croissante des générations les plus âgées aux outils numériques en vue d’échanger avec leurs petits enfants. D’abord pensée comme une logique de compensation de la distance géographique, cette adhésion a été de plus en plus perçue comme un moyen de consolidation des relations intergénérationnelles. Des dispositifs soutenus par l’État, tels « Internet accompagné » et « e-seniors », ont même tenté de l’institutionnaliser. Des aides ascendantes, mais aussi descendantes, ont été observées entre les générations, souvent sous forme d’initiation et d’aide à la manipulation des outils numériques. Mais au-delà, ce sont les problématiques de contrôle et de surveillance des activités et comportements des uns et des autres qui ont été réactivées, ou encore celles du « déracinement » et de l’acculturation à la société d’accueil pour les personnes et les familles migrantes.

Il serait utile de prolonger cela par une connaissance plus fine de l’ampleur de ces interactions entre les générations, de leur « durabilité » et de leurs éventuelles conséquences pour les uns et les autres. Là encore, des articles relatant des travaux empiriques récents seraient les bienvenus.

Numérique et parentalité

Des états des lieux sur la question de l’incidence des nouvelles technologies sur la relation parent-enfant ont déjà été proposés. C’est ainsi qu’on voit que celles-ci pénètrent le domicile familial dès la conception de l’enfant, qu’elles accompagnent les parents dans l’éducation de ce dernier, en servant par exemple de source de soutien, d’écran-sitter, ou même de moyen privilégié de la communication en cas d’éloignement. L’exposition aux écrans se fait avant même que le tout-petit sache marcher, elle perdure tout au long de son évolution.

L’usage de ces technologies numériques peut toutefois être symptomatique de difficultés relationnelles et devenir une source de problèmes quand l’enfant n’arrive plus à pouvoir s’en passer, à tout le moins aux yeux de ses parents. Les technologies numériques modifient en effet le poids de ce que représentent les notions d’absence et de présence des parents auprès de leur enfant, elles peuvent devenir une sorte de refuge et de substitut émotionnel pour ce dernier. Elles apparaissent finalement comme un révélateur des difficultés familiales sous-jacentes.

D’aucuns y ont décelé une manière de « panique morale » chez des parents submergés par cette technologie quand d’autres y voient une source maîtrisable des développements sensori-moteurs et cognitifs de l’enfant. Ces constats, surtout établis dans le monde anglo-américain, mériteraient d’être vérifiés et affinés dans le contexte français. De telles observations seraient accueillies favorablement.

Numérique et sociabilités familiales

L’enquête du Crédoc susmentionnée a montré, à propos des jeux vidéo, que jouer à plusieurs constitue sans doute une nouvelle manière de sociabilité familiale. Elle rappelle aussi que cette dernière pratique a connu un essor notable pendant les périodes de confinement, où parents et enfants passaient leur temps ensemble. Cependant, elle soulignait aussi que la majorité des joueurs (69%) jouaient seuls et qu’uniquement la tranche d’âge des 18-24 ans pratiquait majoritairement (51%) le jeu-vidéo à plusieurs. Cela signe-t-il, hors périodes exceptionnelles, le déclin de la sociabilité familiale qui s’était installée autour du téléviseur dans les années 1960-70 ? Ou n’avons-nous affaire qu’à une nouvelle « panique morale » passagère comme toutes celles qui ont souvent accompagné l’arrivée d’une nouvelle technologie ?

Un point précis sur les changements introduits par les technologies numériques dans les sociabilités familiales serait ici souhaitable. Non seulement dans leur matérialité (l’usage des appareils numériques), mais encore dans les manières ou les codes suivis dans ces usages et, subséquemment, dans les rapports entre les membres du groupe familial, et donc sur le cadre même de la sociabilité familiale ou, si l’on veut, ses frontières. Des articles synthétiques étayés sur des observations empiriques sont ici souhaités.

Numérique et conjugalité

On s’est interrogé sur le fait de savoir si l’intrusion des sites numériques de rencontre était à regarder comme un facteur favorable ou, a contrario, défavorable à l’établissement et à la survie du couple conjugal. La plupart des travaux rapprochant numérique et conjugalité se sont en effet penché sur le moment de la rencontre, le moment de faire couple et union ou de ne pas le faire. La perception des risques encourus a même été étudiée empiriquement. Mais, la vie numérisée empirique du couple a été moins documentée. Comment le numérique occupe-t-il l’espace relationnel du couple déjà formé ? que modifie-t-il de la relation ? quels effets lui sont-ils imputables ? etc. C’est sur cette dimension de la vie conjugale traversée par la présence du numérique que nous attendons des contributions originales.

En somme, le comité de rédaction de Recherches familiales souhaite, pour ce numéro consacré à « famille et numérique », privilégier les articles apportant des éléments nouveaux et récents d’observation sur les effets des usages du numérique dans les différentes rubriques présentées ci-dessus. Celles-ci, toutefois, ne sont pas exclusives et le comité reste ouvert aux propositions qui pourraient se faire sur d’autres aspects de la vie familiale.

Il va de soi que, eu égard au caractère multidisciplinaire de la revue, les propositions puissent venir d’horizons disciplinaires différents. Il est cependant souhaité, pour certaines rubriques déjà explorées avantageusement par une discipline (sociologie, psychologie, par exemple), que des propositions venant d’autres disciplines (droit, sciences de l’éducation, pédopsychiatrie…) lui soient adressées.


[1] Voir Zbigniew SMOREDA ( dir.), « Entrelacement des pratiques de communication et de loisir », Réseaux, 2007, pp. 145-146.

[2] Crédoc, Baromètre du numérique : Enquête sur la diffusion des technologies de l’information et de la communication dans la société française, édition 2022.

Les articles entièrement rédigés sont à proposer au Comité de lecture de Recherches Familiales avant le 15 mai 2024. La revue paraîtra en janvier 2025.

Indications techniques :

1- Article :

40 000 signes, notes de bas de page et espaces compris. L’article doit être accompagné d’un résumé de 700 à 900 caractères, espaces compris.

2- Références :

Ne pas utiliser le système américain (nom de l’auteur(e) et page entre parenthèses), mais le système « français » de référence intégrale en note de bas de page. Pour ce référencement, voir les articles de la revue déjà publiés sur le site www.unaf.fr/expert-des-familles/revue-recherches-familiales/numeros-parus-revue-recherches-familiales ou sur https://www.cairn.info/revue-recherches-familiales.htm

La revue Recherches Familiales est publiée en version papier et en version électronique sur les sites Portail Doc de l’Unaf et Cairn. La revue fait l’objet de près de 30 000 téléchargements d’articles par mois.

La revue Recherche Familiale fonctionne selon des principes stricts de lutte contre le plagiat, y compris d’autoplagiat. L’auteur(e) doit s’engager sur l’honneur à garantir que l’article proposé est un travail original, fruit d’un travail personnel. Ce travail a été rédigé de manière autonome, sans recourir à d’autres sources ou outils que ceux que l’auteur(e) a explicitement déclarés comme tels. Ce travail ne comporte pas de plagiat, ni d’autoplagiat. Tous les développements repris d’une source extérieure sont cités entre guillemets avec un renvoi précis à la source dûment identifiée (y compris Internet). Le fait de ne pas citer une source, ou de ne pas la citer correctement, est constitutif de plagiat. Le plagiat est considéré comme une faute grave par le comité de rédaction de la revue Recherches Familiales, qui se réserve la possibilité de la dénoncer.

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A noter : Si l’article est susceptible d’être publié (décision du comité de rédaction), il sera demandé à l’auteur(e) de signer deux documents : une autorisation de reproduction/cession de droits et une déclaration sur l’honneur assurant que l’article présenté ne comporte pas de plagiat.

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