L’Unaf a assisté au colloque de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE)
L'Unaf a assisté le 4 octobre 2024, à un colloque organisé par la CIIVISE (Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants), qui s'est tenu en présence d'Agnès Canayer, Ministre déléguée à la famille et à la petite enfance. L’objectif de cette rencontre était de faire un point sur la mise en œuvre des recommandations formulées dans le rapport « Violences sexuelles faites aux enfants : on vous croit », publié par la CIIVISE et d’exposer les travaux en cours visant à construire une politique publique globale, en lien avec les personnes concernées et l’ensemble des parties prenantes.
Les violences sexuelles sur mineurs, et notamment l’inceste, ont des effets destructeurs sur les personnes victimes, les familles et la société. Elles nécessitent, à ce titre, de constituer une priorité de l’action des pouvoirs publics, d’autant l’ampleur du phénomène est massif : un rapport de l’Inserm de 2021 évalue à 5,5 millions le nombre de personnes victimes durant leur enfance.
En novembre 2023, la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) est une commission d’experts indépendante installée par le gouvernement en 2020. Après trois ans de travaux, elle remet un rapport et 82 propositions au Gouvernement.
Dotée à présent d’un nouveau collège de direction et d’une nouvelle lettre de mission, la CIIVISE a organisé ce vendredi 4 octobre 2024, son premier colloque au ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités, en présence d’Agnès Canayer, Ministre déléguée à la famille et à la petite enfance.
L’objectif de cette rencontre était de faire un point sur la mise en œuvre des recommandations, et d’exposer les travaux en cours engagés afin de construire une politique publique globale, en lien avec les personnes concernées et l’ensemble des parties prenantes.
Divisée en 3 séquences, la journée a permis de comprendre le positionnement stratégique de la CIIVISE, mais aussi l’ampleur du défi qui se présente à elle.
La formation de l’ensemble des professionnels et l’accompagnement des mineurs victimes restent des enjeux centraux.
L’Unaf relève sur ce dernier point que l’indispensable travail des administrateurs ad hoc pour mineurs est en péril et que seule une revalorisation importante de la rémunération adossée à une exigence de qualification pourra la sauver – il est urgent que le nouveau gouvernement se saisisse de cette question.
Le dernier temps de la journée fut consacré à la présentation de trois initiatives mises en œuvre afin de donner la parole aux enfants et aux adolescents. La première démarche est une recherche auprès de 20 adolescents et jeunes majeurs qui ont été victimes et seront amenés à évoquer leur parcours après la révélation. La seconde est une série d’ateliers participatifs avec des enfants, construits avec des villes et avec des académies de l’éducation nationale, pour recueillir les idées des enfants sur la prévention. La troisième est une démarche de co-construction avec un groupe d’adolescents volontaires.
Face à la gravité du sujet, il est plus que nécessaire que l’ensemble des acteurs engagés puissent travailler de concert, en toute sérénité, en apportant chacun son expertise et ces compétences, aux différentes étapes de l’élaboration de la politique publique.
L’Unaf en appelle à la responsabilité de tous. Elle salue le travail accompli depuis 2020 par la CIIVISE, et soutient pleinement la démarche engagée récemment.
L’Unaf était représentée à cette réunion par David Pioli, coordonnateur du pôle « Droit de la Famille – Parentalité – Protection de l’enfance ».
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