Expertise

L’Unaf défend les intérêts des familles endeuillées

En cette veille de la Toussaint, l’Unaf, par la voix de son représentant au Conseil national des opérations funéraires (CNOF), Michel KAWNIK souhaite rappeler aux familles face aux nombreux abus du secteur funéraire quels sont leurs droits lorsqu’elles sont confrontées au décès d’un de leurs proches.

Au moment du décès :

Avant mise en bière, le transport du corps du défunt vers le lieu de mise en bière, où il va être conservé à cet effet, doit intervenir dans les 48 heures suivant le décès. Ce lieu peut être, au choix de sa famille :
– son domicile (y compris un EHPAD considéré légalement comme étant son domicile) ou la résidence d’un membre de sa famille. La conservation du corps peut notamment être réalisée par la location d’un matériel de réfrigération ou la pose de carboglace, à la charge des familles. Les frais liés à la présence du défunt en EHPAD jusqu’à l’inhumation ou la crémation, qui a lieu au plus tard 14 jours calendaires suivant le décès, sont ceux relevant du contrat d’hébergement, sans frais spécifiques supplémentaires ;
– une chambre mortuaire, lorsque l’EHPAD ou l’établissement de soins en dispose. Dans ce cas, la mise à disposition de la chambre mortuaire est gratuite pendant 3 jours ; (*)
– une chambre funéraire gérée par une commune, un opérateur funéraire ou une association. Le séjour du corps en chambre funéraire est payant. Toutefois, lorsque l’autorisation du transfert du défunt a été demandée à la famille par l’établissement de santé sans chambre mortuaire ou l’EHPAD, les frais de transport du corps vers la chambre funéraire et les trois premiers jours suivant l’admission sont payés par l’établissement. Ces frais ne peuvent donc être facturés aux familles.(*)

(*) non limité à 3 jours si décès en EHPAD

Les prestations funéraires et les opérateurs funéraires

Le règlement des funérailles

Si vous avez vous-même souscrit un contrat obsèques auprès d’un opérateur funéraire, il est important de communiquer à vos proches le nom de cette entreprise de pompes funèbres.  Vous pouvez également interroger AGIRA pour savoir si le défunt avait souscrit un contrat obsèques car le bénéficiaire peut également être une personne physique. Dans tous les cas, le bénéficiaire ne récupérera auprès de l’assureur que la part du capital correspondant à la facture acquittée auprès de l’opérateur funéraire. Le contrat obsèques n’est pas un contrat d’épargne qui  permet au bénéficiaire désigné de percevoir l’ensemble du montant des cotisations acquittées par le défunt ou l’entièreté du capital souscrit si le coût des obsèques est inférieur au montant garanti.

https://www.ameli.fr/assure/remboursements/pensions-allocations-rentes/deces-proche-capital-deces

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