L’Unaf a participé au comité de filière « Petite enfance » en présence de la ministre Agnès Canayer
L’Unaf, représentée par Patricia Humann, coordonnatrice du pôle "Ecole - Petite enfance - Jeunesse" était présente au Comité de filière, métiers de la petite enfance, qui a accueilli Agnès Canayer, ministre déléguée chargée de la Famille et de la Petite Enfance. L’Unaf, en tant que représentante des familles, a exprimé ses positions.
L’Unaf, représentée par Patricia Humann, coordonnatrice du pôle « Ecole – Petite enfance – Jeunesse » était présente au Comité de filière, métiers de la petite enfance qui a accueilli Agnès Canayer, ministre déléguée chargée de la Famille et de la Petite Enfance.
Elisabeth Laithier, présidente du Comité de filière métiers de la petite enfance a annoncé que nous entrions dans la troisième période de fonctionnement du Comité de filière qui va s’étendre sur 3 ans. Les objectifs sont plus opérationnels pour lutter contre la pénurie, valoriser les métiers, communiquer sur ces métiers, travailler sur la formation et sur la garde à domicile qui n’a pas été suffisamment examinée précédemment. La finalité est d’accueillir, avec une égale qualité, tous les enfants quels que soient leurs territoires de vie, leur famille et leur situation personnelle.
La ministre Agnes Canayer a énoncé qu’elle avait beaucoup entendu parler du Comité de filière et de son rôle. Elle s’est engagée à développer le service public de la petite enfance et à être très opérationnelle. Après une succession de plusieurs ministres, l’objectif n’est pas de faire des grandes réformes mais de déployer des mesures concrètes. Pour la ministre, le diagnostic est fait et partagé, il faut trouver des solutions en lien avec la Cnaf. 200 millions d’euros permettront déjà, chaque année, de revaloriser les salaires.
La ministre a également fait référence à son engagement dans les missions locales et aux nombreux jeunes qu’elle a pu rencontrer, qui souhaitaient travailler avec les enfants mais qui avaient des difficultés d’accès à ces formations. Elle souhaite donc relever le défi de l’attractivité des métiers, que celles et ceux qui le souhaitent puissent s’y engager. Elle souhaite aussi que les parents puissent aller travailler l’esprit serein.
Les différents acteurs du Comité de filière ont pu exprimer leurs demandes.
L’Unaf en tant que représentante des familles a exprimé les positions suivantes :
- La ministre a annoncé vouloir revoir les modalités de financement des modes d’accueil et organiser un groupe de travail. L’Unaf souhaite pouvoir y être intégrée.
- L’Unaf est particulièrement attentive actuellement au coût des modes d’accueil car les familles le considèrent comme trop élevé. Celui-ci a, en effet, augmenté davantage que l’inflation ces dernières années. Une étude récente de l’Unaf apporte un éclairage sur cette question. Cela engendre un risque de retrait du marché du travail de la part des parents et surtout des mères, ce qui nuit à l’égalité homme/femme dans le travail, et à la lutte contre la pauvreté des enfants. Une famille où l’un des deux parents ne travaille pas triple son risque de pauvreté d’après l’Insee. Il y a aussi des conséquences concernant la natalité. Les parents renoncent à avoir un deuxième enfant du fait du coût des modes d’accueil.
- Les familles sont inquiètes pour la qualité de l’accueil, du fait des récents rapports et publications. Il faudrait sans doute aussi revoir le taux d’encadrement pour garantir plus de qualité.
- Les autres préoccupations de l’Unaf sont évidemment la disponibilité des modes d’accueil avec un grand risque actuellement concernant l’accueil par les assistantes maternelles du fait des départs à la retraite. Seul mode d’accueil souvent disponible en milieu rural, parfois aussi en milieu urbain car les places en crèches ne sont pas du tout suffisantes. Les seules places disponibles sont les places en micro-crèches à un coût très élevé. L’Unaf est d’ailleurs favorable à ce mode d’accueil par les assistantes maternelles, qui est personnalisé et adapté aux plus petits.
- Enfin, concernant la pénurie de professionnels, un travail semble indispensable avec l’éducation nationale et les régions pour développer la formation initiale et favoriser son accès par les jeunes qui en ont la vocation.
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