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Espaces de rencontre : l’Unaf participe au lancement d’un chantier national majeur sur l’avenir du dispositif

Le 7 mai 2026, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) et la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) ont réuni les principales fédérations nationales et réseaux gestionnaires d’espaces de rencontre dont l'Unaf, afin de lancer un cycle national de réunions sur l’évolution du dispositif. A cette occasion, les partenaires associatifs ont été invités à transmettre leurs analyses, enquêtes et productions internes afin d’alimenter l’état des lieux national. Dans ce cadre, l’Unaf a notamment transmis la récente synthèse de l’enquête flash réalisée auprès des Udaf gestionnaires d’espaces de rencontre à l’occasion de son audition par l’Inspection générale de la justice (janvier 2026).

Le 7 mai 2026, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) et la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) ont réuni les principales fédérations nationales et réseaux gestionnaires d’espaces de rencontre afin de lancer un cycle national de réunions sur l’évolution du dispositif. Les échanges ont notamment mis en lumière l’évolution profonde des situations accueillies et la nécessité d’adapter le cadre national des espaces de rencontre aux réalités actuelles du terrain.

Une première réunion stratégique consacrée à l’évolution du dispositif des espaces de rencontre s’est tenue par visio, le 7 mai 2026, dans le cadre des travaux engagés par l’instance nationale dédiée à la prévention et à l’accompagnement des ruptures familiales et de la feuille de route 2026-2027 dédiée.

Cette rencontre, organisée par la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), marque l’ouverture officielle d’un cycle de travaux appelé à se déployer sur les deux prochaines années autour de la prestation de service « Espaces de rencontre » et du futur cadre national applicable à ces dispositifs, dès le début de la prochaine Convention d’objectifs et de gestion (COG) Etat / CNAF.

La CNAF et la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), côté pouvoirs publics, la Fédération française des espaces de rencontre (FFER), la Fédération nationale de la médiation et des espaces familiaux (Fenamef) ainsi que la Fédération nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (FNCIDFF), côté des acteurs associatifs, ont participé à cette première réunion. L’Unaf était représentée par Nathalie Serruques, chargée de mission du pôle Droit de la famille, Parentalité, Protection de l’enfance.

À cette occasion, la CNAF a présenté les grands objectifs des travaux engagés, qui s’inscrivent dans la perspective des futures négociations de la COG Etat/Cnaf. L’ambition affichée est de garantir « la pérennité et l’efficacité du dispositif sur le long terme », dans un contexte marqué par une évolution profonde des situations accueillies et par des tensions croissantes sur les structures gestionnaires.

Les travaux engagés doivent se dérouler en deux temps. L’année 2026 sera consacrée à un état des lieux national approfondi portant notamment sur l’implantation territoriale des espaces de rencontre, les modèles économiques des structures, les modalités de financement, les typologies de situations accueillies, les pratiques professionnelles ou encore les difficultés rencontrées dans l’application du cadre réglementaire actuel. Une seconde phase, prévue en 2027, devra permettre d’élaborer des propositions d’évolution du référentiel national et du modèle économique du dispositif.

Les échanges ont rapidement fait apparaître un diagnostic largement partagé entre les différents acteurs présents. Tous ont souligné l’évolution très importante des situations accueillies par les espaces de rencontre ces dernières années, marquées notamment par une augmentation des situations de violences intrafamiliales et de situations familiales particulièrement complexes à accompagner.

Plusieurs participants ont évoqué les conséquences concrètes de ces évolutions sur le fonctionnement quotidien des structures : mobilisation renforcée des équipes autour de certaines familles, réduction des capacités d’accueil, allongement des listes d’attente, tensions croissantes autour des questions de sécurité ou encore épuisement des professionnels. Les fédérations et réseaux gestionnaires ont également alerté sur le risque de voir progressivement les espaces de rencontre glisser vers des missions de contrôle ou de protection, au détriment de leur vocation historique de soutien à la parentalité et de prévention.

La question de l’articulation avec l’institution judiciaire a occupé une place importante dans les discussions. Les participants ont insisté sur la nécessité d’associer étroitement le ministère aux travaux à venir, tant les attentes judiciaires adressées aux espaces de rencontre apparaissent aujourd’hui déterminantes dans les évolutions du dispositif. Plusieurs difficultés ont ainsi été évoquées : hétérogénéité des pratiques entre juridictions, demandes de présence constante parfois incompatibles avec le référentiel actuel, attentes divergentes concernant les écrits transmis à l’autorité judiciaire ou encore orientations vers les espaces de rencontre de situations particulièrement lourdes.

Dans un contexte marqué par les interrogations autour de l’avenir du financement des espaces de rencontre, plusieurs prises de position fortes ont également été formulées par la CNAF et la DGCS. Les représentants de la branche Famille et de l’Etat ont ainsi indiqué qu’aucune orientation de désengagement des espaces de rencontre n’était envisagée à ce stade dans le cadre des futures négociations de la COG. La DGCS a, pour sa part, réaffirmé son attachement au maintien des espaces de rencontre dans le champ des politiques familiales et du soutien de la parentalité.

Les partenaires associatifs ont été invités à transmettre leurs analyses, enquêtes et productions internes afin d’alimenter l’état des lieux national. Dans ce cadre, l’Unaf a notamment transmis la récente synthèse de l’enquête flash réalisée auprès des Udaf gestionnaires d’espaces de rencontre à l’occasion de son audition par l’Inspection générale de la justice (janvier 2026). Une nouvelle réunion nationale doit se tenir d’ici l’été afin de poursuivre les travaux engagés autour de l’évolution du dispositif des espaces de rencontre.

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