Expertise

L’Unaf a été auditionnée à l’Assemblée sur la partie Branche Famille en vue du PLFSS 2025

Jeudi 3 octobre 2024, Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’Unaf, Guillemette Leneveu, Directrice générale et Jean-Philippe Vallat, Directeur des Politiques et Actions familiales et des Etudes ont été reçus en audition par le rapporteur général, le député Yannick Neuder (Isère, DR) et les rapporteurs thématiques, le député Louis Boyard (Val-de-Marne, LFI) et la député Sandrine Rousseau (Paris, ES) sur la partie Branche Famille du PLFSS pour 2025. Claire Ménard, Chargée des relations parlementaires, les accompagnait.

En introduction, les députés ont rappelé le calendrier très contraint d’examen du PLFSS. Le dépôt du texte le 10 octobre prochain, à la suite de la tenue du Conseil des Ministres du même jour, ne laissera que peu de temps aux députés pour l’amender. Il sera examiné en commission des affaires sociales le 21 octobre et en séance publique les 28, 29, 30 octobre et 4 novembre avec un vote solennel sur l’ensemble du texte le 5 novembre. L’audition s’est tenue sans que ni les députés, ni l’Unaf n’aient connaissance du PLFSS 2025.

Sur le fond, les échanges ont porté sur le niveau de vie des familles, la réforme du congé parental, le coût de l’accueil des jeunes enfants pour les familles, les aides aux familles monoparentales, le niveau des prestations familiales.

Ces échanges ont été l’occasion pour l’Unaf de rappeler les positions suivantes.

Sur la petite enfance

Le désir d’enfant de 2,27 enfants s’éloigne toujours un peu plus de la réalité de la fécondité de 1,7 enfant par femme.

La réforme doit donc être construite de manière à ce que les parents puissent disposer de plus de temps dans la première année de l’enfant comme la majorité d’entre eux le souhaite y compris les pères et dans l’intérêt de l’enfant.

Concernant les familles monoparentales

Sur le niveau des prestations familiales à la suite de la période de forte inflation.

S’agissant des prestations dont l’attribution est soumise à des conditions de ressources (allocations familiales, complément familial, Allocation de base de la PAJE, allocation de rentrée scolaire, etc.), l’évolution moyenne, plus rapide des ressources que des plafonds, entraîne une sortie de bénéficiaires dont les ressources excèdent alors les nouveaux plafonds, ou une réduction des montants versés. La Commission des comptes de la sécurité sociale alerte depuis 2 années maintenant sur ce point « La dynamique des prestations légales serait toutefois freinée par un important effet plafond : sous l’effet de la reprise de l’activité et de la baisse du recours à l’activité partielle, la hausse des revenus de 2021 (+4,8%), pris en compte dans le calcul des allocations versées en 2023, a été en moyenne supérieure à la revalorisation du plafond 2023, indexée sur l’inflation hors tabac de l’année 2021 (1,6%), conduisant de nombreux allocataires à dépasser le plafond de ressources ouvrant droit aux prestations familiales, ou à voir leurs allocations familiales modulées à la baisse du fait du franchissement des seuils. »

On peut illustrer la perte cumulée depuis avril 2021 en considérant des familles types :

Enfin sur l’attribution des allocations familiales au premier enfant et sur la création d’une allocation autonomie pour les jeunes financée par la branche Famille

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