L’Unaf soutient le mouvement pour l’avenir de la PMI
Le 5 novembre 2025, 80 ans après l'Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la PMI, des professionnels de PMI, et des parents se rassembleront devant le ministère de la Santé pour rappeler leurs revendications pour revitaliser la PMI et sauvegarder la prévention en santé de l’enfant et de la famille. L’Unaf partage cette volonté de renforcer la PMI, indispensable pour les familles, comme elle l’avait déclaré lors de son audition en 2019, à l’occasion du rapport Peyron. La PMI permet d’accompagner les femmes enceintes, de lutter efficacement contre le burn-out des mères et de renforcer la santé des nourrissons et la capacité des parents à prendre soin de leur enfant après la naissance.
Le 5 novembre 2025, 80 ans après l’Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la PMI, des professionnels de PMI, et des parents se rassembleront devant le ministère de la Santé pour rappeler leurs revendications pour revitaliser la PMI et sauvegarder la prévention en santé de l’enfant et de la famille. L’Unaf partage cette volonté de renforcer la PMI, indispensable pour les familles, comme elle l’avait déclaré lors de son audition en 2019, à l’occasion du rapport Peyron. La PMI permet d’accompagner les femmes enceintes, de lutter efficacement contre le burn-out des mères et de renforcer la santé des nourrissons et la capacité des parents à prendre soin de leur enfant après la naissance.
Entre 1995 et 2019, on enregistre- 49% de consultations PMI pour les enfants avant 6 ans. Entre 2004 et 2019 : – 36% de visites à domicile de sages-femmes PMI auprès des femmes enceintes . Entre 2010 et 2022 : – 38% de médecins et – 20% de psychologues en PMI, mais seulement + 7% de puéricultrices et infirmières.
La député Michèle Peyron alertait en 2019 « Au fil de l’eau, et sans un sursaut des pouvoirs publics, la poursuite des évolutions observées pourrait aboutir à une extinction de la PMI dans la majorité des départements d’ici une décennie ». La feuille de route des Assises de pédiatrie et de la santé de l’enfant auquel l’Unaf a participé a prévu de réaffirmer le rôle et de renforcer les moyens de la PMI notamment en soutien de la politique des 1000 premiers jours. Or aucune des mesures de la feuille de route ministérielle en faveur de la PMI n’a été mise en œuvre depuis lors.
La mortalité infantile remonte en France depuis 10 ans, revitaliser la PMI fait pourtant partie de la réponse.
Parmi les demandes de la plate-forme « Assurer l’avenir de la PMI » signée par l’ACEPP (Association des Collectifs Enfants Parents Professionnels), l’ANAPSY-pe (Association Nationale des Psychologues pour la Petite Enfance), l’ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Étudiantes), l’ANSFT (Association Nationale des Sages-Femmes Territoriales), ATD Quart Monde, la Fédération CFDT-Interco, la Fédération CGT des services publics, la CSF (Confédération Syndicale des Familles), la FNEJE (Fédération Nationale des Éducateurs de Jeunes Enfants), le SNMPMI (Syndicat National des Médecins de PMI), SNUTER-FSU, SUD collectivités territoriales, l’UFNAFAAM (Union Fédérative Nationale des Associations de Familles d’Accueil et Assistantes maternelles), l’UNIOPSS (Union Nationale Interfédérale des Œuvres et Organismes Privés Sanitaires et Sociaux) l’Unaf partage notamment :
– des objectifs minimaux de couverture populationnelle par la PMI, pour certains déjà proposés par le rapport Peyron : 20% d’enfants bénéficiant en PMI des consultations infantiles et de visites à domicile par les puéricultrices, 90% des enfants bénéficiant d’un bilan de santé en école maternelle, 15% de femmes enceintes bénéficiant du suivi pré et post-natal, 15% des 11-25 ans bénéficiant d’une consultation annuelle de santé sexuelle, 5% d’enfants, de jeunes et de femmes enceintes bénéficiant de consultations et actions de soutien par des psychologues ;
– des normes minimales d’effectifs suivants pour atteindre ces objectifs ;
– un choc de financement pour le dispositif de PMI – santé sexuelle.
Pour mémoire, rapport Péron
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