Le mot de la Présidente ....
Cet édito me permet de revenir sur les événements récents qui ont rythmé la vie de l’Udaf.
Notre assemblée générale s’est tenue le 29 mai dernier à la Maison de l’Agriculture à Rennes devant 80 représentants des associations familiales et les partenaires. Le thème de cette année « Rien de durable sans les familles » constituera notre fil conducteur pour l’année à venir. Il est aussi un sujet phare de travail pour notre union nationale qui a d’ores et déjà posé un cadre d’évolution à travers la définition de valeurs, de moyens et de pistes d’actions pour l’avenir. On aura noté, avec Laurent CLEVENOT, le Secrétaire général de l’UNAF qui est intervenu lors de notre assemblée générale, les questions-objectifs qui vont désormais nous mobiliser : Comment mieux aider les familles à développer au quotidien les actes et comportements liés aux principes de transmission, de responsabilité, de solidarité, d’équilibre et de pondération, de respect, de fidélité aux valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité qui fondent le vivre-ensemble, et d’interrogation critique ? Comment aider les acteurs de la politique familiale à mieux mettre en œuvre ces principes dans les politiques publiques ?
L’actualité récente est aussi la préoccupation que nos partenaires du Collectif des initiatives parentales partagent au sein du mouvement « Pas de bébé à la consigne », autour des changements relatifs à la politique d’accueil du jeune enfant. Nous comprenons l’inquiétude des associations de professionnels devant la réduction annoncée du taux d’encadrement dans les structures d’accueil. Nous devons aussi avoir la préoccupation, dans le cadre de notre mission de représentation des intérêts familiaux, de l’évolution des places d’accueil pour ne pas laisser les jeunes familles sur le bord du chemin. En outre, la tendance à la disparition progressive de la scolarisation précoce nous soucie, du point de vue de la capacité d’accueil bien sûr, mais aussi devant ce qui nous apparaît comme un recul flagrant, a fortiori dans notre région, de ce qui était jusqu’à présent un choix éducatif fondamental pour les parents, sans qu’il soit pour autant proposé d’alternative à la fois pertinente en matière de développement intellectuel et accessible financièrement.
Pour citer un troisième fait d’actualité sur un tout autre champ, la mise en place des récents Conseils de surveillance au sein des établissements publics de santé nous a incités à proposer à l’Agence Régionale de Santé de Bretagne (ARS) qui a la compétence de désignation, des membres issus du Mouvement Familial pour siéger en qualité de représentants des usagers. Une démarche dont nous devrions rapidement connaître l’issue. Nous devrons rester attentifs et réactifs pour que l’approche globale des représentants familiaux ne pâtisse pas des nouvelles conditions de désignation.
En filigranne, notre première préoccupation concerne les difficultés financières qui se précisent un peu plus chaque jour pour les acteurs associatifs. Notre UDAF n’y échappera pas. Les désengagements désormais confirmés des financeurs publics pourraient avoir des conséquences directes sur le fonctionnement de notre union. Certains services pourraient être menacés et avec eux, surtout, l’intérêt des familles. Ces réponses aux besoins familiaux sont pourtant essentielles pour leur quotidien, et aussi pour soutenir la défense de leurs intérêts dans les quelques 400 organismes où nous siégeons. Nous nous battrons pour que la voix des familles ne soit pas une voie sans issue...
Avant d’affronter les tempêtes nous avons préparé notre itinéraire pour la rentrée car l’engagement des familles, des militants et des bénévoles ne fléchit pas. En point d’orgue, la rencontre départementale des représentants familiaux dans les CCAS nous permettra, le 16 octobre prochain, de faire un bilan après deux ans de mandat et d’impulser, ici ou là, des analyses de besoins sociaux (ABS). Si nous avons répondu à notre ardente obligation de mieux appréhender les réalités familiales dans le contexte économique redoutable que nous connaissons, à travers, notamment, les travaux de notre Observatoire des Familles, nous devrons nous défendre pour que les autres acteurs de l’action sociale et familiale n’y dérogent pas !
Malgré les difficultés, les projets ne faiblissent pas pour la rentrée, y compris sur des champs nouveaux d’action comme la lutte contre l’illettrisme, le décrochage des jeunes en milieu scolaire, le parrainage de proximité, l’enfance et l’image ou l’environnement durable...
Mais avant tout cela, et pour faire le plein d’énergie, je vous souhaite un excellent été.
Marie-Martine LIPS
Présidente