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Politique familiale régionale

LA FAMILLE

La famille, tout le monde s’accorde pour dire que c’est une valeur sûre. Elle occupe avec une admirable constance la première place dans les sondages, apparemment tout le monde est pour et elle serait en tête des valeurs auxquelles nos contemporains sont le plus attachés, avec un paradoxe : la famille foyer de résistance à la dissolution sociale dans une société lieu de dissolution de la famille !

Cette famille qui, sous ces formes les plus diverses, a traversé les siècles, nous n’en donnerons pas une définition mais rappelons quelques points forts qui la caractérisent :

En effet la famille c’est quoi ?

-  Eh bien c’est d’abord le lieu de transmission de la vie. (Même si l’on entend par-ci par-là certaines personnes dire qu’elles veulent faire un enfant toutes seules)
-  C’est le lieu de transmission d’une culture, de valeurs humaines.
-  C’est le lieu de solidarité d’où le rôle des collatéraux, le rôle des grands-parents.
-  C’est un lieu d’apprentissage de la gestion matérielle et sociale où l’on apprend à gérer les conflits, conflits inter-générations, conflits de fratrie, conflits de couple.
-  C’est un lieu où on apprend à céder et s’aider. (G. POMPIDOU).

C’est donc le lieu d’apprentissage de la vie en société c’est ce qui a fait dire que la famille était la cellule de base de la société.

Mais cette famille c’est aussi un refuge et un rempart.

Refuge :

-  Dès qu’on a une difficulté on se retourne vers la famille ; que ce soit le petit enfant à son premier bobo, le jeune adolescent à sa première déception amoureuse ou plus tard quand on a un problème.

La famille premier rempart contre l’exclusion :

-  L’exclusion des personnes âgées ; on parle beaucoup de maisons de retraites et du délaissement des anciens par les plus jeunes générations, mais enfin on parle de ce qui ne va pas, on ne parle pas de ce qui va bien, et il y a quand même beaucoup de personnes qui sont encore dans leur famille.

-  Rempart aussi contre l’exclusion des jeunes ; la famille peut le dire et l’affirmer, c’est la première organisation d’ASSEDIC pour les jeunes.

La famille n’a pourtant pas toujours été ce que nous connaissons ni même ce que nous souhaitons, elle a évolué dans le temps. On a dit que la famille est une réalité en plein renouvellement.

L’ébranlement du modèle classique est la résultante de transformations à long terme, les transformations de la société ont modifié la position de la famille par rapport aux autres collectivités et institutions. On a parfois parlé de mutation, une mutation en biologie c’est quelque chose d’endogène et d’irréversible, là c’est parfois à la suite d’influence exogène et pas du tout irréversible. Autrefois, dans un passé qui n’est pas toujours si éloigné, la famille était le principal lieu social, lieu de travail et de l’activité créatrice, à preuve l’expression toujours actuelle d’exploitation familiale en agriculture.

Nous vivons aujourd’hui dans un autre type d’organisation qui se caractérise par la dissociation des fonctions et la famille n’est plus qu’exceptionnellement le lieu de travail professionnel.

Par ailleurs, l’individualisme, qu’il ne faut pas confondre avec l’égoïsme, fait loi.

L’environnement doit permettre l’épanouissement de l’individu et à force d’entendre parler de qualité, le couple, qui n’en est pas encore à la méthode H.A.C.C.P., est atteint, du syndrome de la qualité zéro défaut.

On ne sait plus céder, on a des exigences envers l’autre, et s’il y a une baisse de régime eh bien disons la solution c’est la rupture, c’est le divorce. Saint-Exupéry écrivait dans « Terre des Hommes » cette phrase : « Une civilisation ne s’apprécie pas à ce qu’elle apporte aux hommes mais à ce qu’elle exige des hommes ». je crois que nous ne savons plus tellement exiger de soi.

Le divorce c’est bien beau, mais si le couple divorce on ne peut pas divorcer de ses enfants et alors il va y avoir des conflits entre le lien biologique, les vrais parents et la vie quotidienne, la nouvelle famille souvent recomposée, d’où des vrais problèmes. On a dit que la famille démissionnait, je crois qu’on peut répondre non, mais elle a souvent perdu ses marques, ses repères et elle se trouve désemparée devant « la gestion de l’exigence ».

Mais la famille, de ce fait, aurait-elle perdue sa raison d’être ? Rien n’est moins sûr. On dit aujourd’hui de la famille chaque chose et son contraire, à la fois qu’elle est en perdition et qu’elle résiste le mieux à tout bouleversement. Ce n’est pas nouveau. « Tout coule » disait le philosophe grec Héraclite. Son quasi contemporain Parménide répondait : « Rien ne change ».

La famille n’a pas perdu sa raison d’être, elle a simplement évolué, elle a pris de nouveaux contours et cela pose des problèmes, car cette famille oscille entre le hier, le demain, mais elle vit le aujourd’hui. Alors des changements oui, il faut les connaître, mais rien n’est définitif et les visages d’aujourd‘hui ne sont pas irrémédiablement ceux de demain. Il faut savoir s’adapter, s’adapter en permanence et trouver de nouveaux repères.

La famille traditionnelle était l’institution qui résistait au temps.

L’enjeu pour l’avenir est de savoir si nous saurons appréhender la famille contemporaine comme une institution qui construit le temps.

Ni famille je vous hais, ni famille je vous adore, mais famille je compte sur vous, j’espère que vous construirez le troisième millénaire, non dans la confusion et l’à peu près, mais dans la lucidité et, dans un mot qui prend toute sa force, dans l’Amour.



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